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Pierre-Alexandre Diot, diplômé du MPSIC, promotion 2014, un entrepreneur dans l'âme.

Portrait de diplômé(e)

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24 janvier 2017

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Pierre-Alexandre Diot, je suis entrepreneur et co-fondateur de la startup Diyloc. 

Pouvez-vous nous présenter votre parcours universitaire ?
J’ai fait tout mon cursus à l’IAE Nantes, de la licence 1 éco-gestion au Master 2 Management des Systèmes d’information et communication (MPSIC) en passant par un parcours d’un an en Comptabilité Contrôle Audit, une licence 3 et un master 1 en sciences de gestion.
Le parcours peut paraitre atypique mais à vrai dire j’avais plus un esprit rationnel . 

Puis en sciences de gestion, j’ai trouvé vraiment intéressant de pouvoir appréhender toutes les facettes d’une entreprise : la communication, le marketing, la production… que j’ai pu m’apercevoir réellement après mon premier stage en Master 1 réalisé dans une entreprise qui s’appelle SERCEL - fabrication d’équipements d’acquisition sismiques. Au départ, le stage était très tourné IT puisque j’allais faire un master 2 en SI. Finalement je me suis retrouvé à travailler beaucoup plus de l’intelligence économique, d’être beaucoup plus sur l’analyse, le positionnement de l’entreprise face à ses concurrents  et face aux différents marchés. 
Ce qui est important dans une offre de stage c’est de creuser le contenu, car parfois le titre n’est pas très vendeur et pourtant le stage peut être vraiment très prometteur. 

Pourquoi avoir choisi le Master 2 MPSIC ? 
A la base je ne voulais pas forcément m’orienter vers de la gestion de projet en système d’information (réaliser des ERP, CRM etc…), ce n’était pas ce qui m’intéressait le plus. Néanmoins, ce que je voulais, c’était de pouvoir aborder les différents processus qu’il pouvait y avoir dans une entreprise, avoir une analyse de comment fonctionne une entreprise… Et aujourd’hui je pense que cela ne vous a pas échappé, on est de plus en plus informatisé, on automatise de plus en plus les différents processus, on les intègre réellement.

Pour les L2, L3, pour qui les systèmes d’information c’est quelque chose de flou, les SI c’est quoi ? 
Pour moi, les SI c’est savoir comment est gérée l’information et comment elle est transmise dans toute l’entreprise.
Par exemple le cas classique : quand une commande est réalisée, qu’est-ce qui en découle derrière ? De la partie commerciale à la direction des services financiers, en passant par la production l’édition de facture etc…

Ce qui m’intéressait moi, c’est cette partie analytique sur les processus, la façon dont c’est organisé. J’ai pu notamment le pratiquer lors de mon stage 
de Master 2 chez E&Y, un cabinet d’audit et de conseil. J’ai pu toucher un peu à tout, des projets IT, de la gouvernance, de la stratégie, des risques, de la logistique…
Les compétences que j’ai pu acquérir en L3 et en M1, m’ont donné également cette capacité d’analyse, qui a été très important dans mon stage. J’ai travaillé ensuite pendant 2 ans chez EY et j’ai quitté EY pour créer ma boîte avec Perrine Dupisson avec qui j'ai fait une partie de mes études et qui est diplômée du Master 2 COMRH. Une startup du nom de Diyloc une société de mise en relation entre les professionnels du bâtiment et les particuliers pour la location d’outils.

Un point sur lequel je voulais insister sur le Master MPSIC, c’est que ce n’est pas seulement un master pour apprendre à réaliser des cahiers des charges, c’est beaucoup plus que ça ! C’est aussi un master qui aide à l’analyse des processus et les métiers qui utilisent les logiciels. Vous pourrez par exemple travailler auprès des DRH, des directeurs techniques, des directeurs financiers… Ce master ne vous conduit pas uniquement à travailler dans des services SI. 

Comment démarrer sa carrière dans le conseil, quand on n’a pas forcément de « métier » et quand on n’a pas beaucoup d’expérience ? 
Pas beaucoup de métier, c’est une certitude surtout dans le conseil. Au début, on nous donne des tâches, ça peut paraitre très opérationnel, mais en même temps, il faut passer par là pour pouvoir apprendre. J’ai pu ainsi travailler sur tous secteurs d’activité et avec toutes les directions. J’ai réutilisé aussi ce qu’on a vu en cours, gestion de la qualité en L3 par exemple. Mais le plus dans le conseil, c’est que l’on a un réel accompagnement. On n’est pas lâché seul face aux clients ! On est accompagné par des personnes qui ont beaucoup plus d’expériences, qui connaissent très bien leur métier, et qui nous le transmettent, à nous, les débutants, c’est ça aussi le transfert de connaissance. 

Un conseil pour aider les étudiants à choisir leur master ?
Utilisez vos stages pour tester ce que vous voulez vraiment faire dès la licence où c’est plus facile qu’en master. Ne vous bloquez pas, ce n’est pas parce que vous vous êtes lancé dans un parcours que vous ne pouvez pas en changer. Utilisez vos stages pour pouvoir découvrir des métiers dans lesquels vous pourrez vous projeter, cela vous permettra aussi de voir ce que vous ne voulez pas faire plus tard. N’hésitez pas à demander à des amis, à des parents, aux anciens diplômés, de vous consacrer 30 minutes de leur temps par téléphone, pour discuter de leur métier. Cela vous permettra de cibler un peu plus ce que c’est que ce métier là et pas seulement ce que les profs vous en dit ou ce que vous avez appris à travers vos cours.

Vous avez travaillé dans le conseil et aujourd’hui vous avez créé votre boite, qu’est-ce qui explique ce changement d’orientation ? Comment vous vous êtes pris concrètement pour créer votre boîte ?
J’ai toujours eu cette âme entrepreneuriale, déjà étudiant, j’étais investi dans l’association ENACTUS, que j’ai co-fondé en 2009 quand j’étais en licence 1. J’ai toujours voulu monter ma boîte mais je ne me suis jamais lancé dans l’aventure. Pendant mes études, j’ai même essayé 2 fois de le faire, ça a été des échecs… mais j’ai quand même appris l’importance d’une équipe. 

Quand on est d’abord salarié et puis qu’on veut créer sa boîte, c’est un peu compliqué de se dire simplement « je démissionne », pour monter ma boîte sans vraiment avoir d’idée. Quitter un boulot dans lequel on se plait et on est plutôt bien payé, c’est assez compliqué. On ne peut pas tout lâcher sans rien derrière. 
Quand j’étais chez E&Y, j’ai pu rencontrer beaucoup entreprises, j’ai bien aimé travailler dans le conseil mais je voulais toujours créer ma boîte. 
Concrètement la création, c’est un peu tout réapprendre car on est obligé de tout faire et on ne sait rien faire !
L’un des fondamentaux est de constituer une équipe et d’avoir une bonne dynamique.

Il ne faut pas avoir peur d’avancer petit à petit. Il faut créer un produit, faire en sorte que le produit soit accepté par le marché et le commercialiser. Ce sont des choses que nous n’apprenons pas forcément en cours. Les bases, on les connaît mais il y a beaucoup d’informations que nous devons aller chercher nous-mêmes.
Concrètement, c’est aller rencontrer des personnes qui ont déjà monté leur entreprise, savoir comment elles ont fait, tester son produit, en discuter, c’est en communiquant avec le marché qu’on pourra savoir comment on peut créer ! Il faut toujours se confronter à ses clients.

Témoignage recueilli lors de la journée des métiers de la gestion et du management en octobre 2016.
Découvrez en vidéo une petite présentation de Diyloc par 2 des fondateurs et diplômés de l’IAE Nantes, Pierre-Alexandre Diot (MPSIC promotion 2014) et Perrine Dupisson (COMRH promotion 2014) lors de leur passage à SUN BUSINESS. 

 

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